Depuis 2019, le nombre de pratiquants de kitesurf en Égypte a doublé, selon les chiffres de la Fédération internationale de kitesurf. Pourtant, la répartition des écoles et des infrastructures reste très inégale entre les différents spots du pays.
À Dahab, la réglementation sur la pratique du kitesurf diffère de celles appliquées dans la plupart des autres stations balnéaires égyptiennes. Certaines zones imposent des quotas journaliers de riders, tandis que d’autres fonctionnent sur le principe du « premier arrivé, premier servi ». Ce contraste influence fortement les conditions d’accueil et la qualité de l’expérience sur place.
Panorama des meilleurs spots de kitesurf en Égypte : diversité, conditions et ambiances à découvrir
Le littoral oriental de la mer Rouge déroule en Égypte un éventail de spots de kitesurf, tous marqués par leur caractère propre et des paysages qui n’appartiennent qu’à eux. El Gouna, par exemple, séduit d’emblée ceux qui rêvent de lagons immenses : sable clair sous la planche, eau plate à perte de vue, structures modernes et une ambiance cosmopolite où l’on croise des riders venus de tout le continent. Plus bas, Soma Bay et Safaga misent sur la régularité du vent, ici, mars à novembre sonne comme une longue invitation, l’été garantissant des statistiques qui font pâlir bien des rivages concurrents.
Mais la destination ne se limite pas à ces stations prisées. Les puristes trouvent leur bonheur du côté de Marsa Alam : moins d’écoles, certes, mais une nature presque intacte et un spot qui échappe encore au tourisme de masse. À l’opposé, pour ceux qui aiment relever des défis, Sharm el Sheikh et le Blue Lagoon de Dahab réservent parfois des plans d’eau plus techniques, où le plancher marin alterne entre flat et vagues discrètes selon la direction du vent.
Voici un aperçu concret des options qui s’offrent à vous selon vos attentes et votre niveau :
- El Gouna : un choix de prédilection pour s’initier, bénéficier d’un accueil professionnel et profiter d’une atmosphère européenne dynamique.
- Soma Bay et Safaga : le vent y souffle avec constance, les écoles sont reconnues, et les infrastructures pensées pour les riders.
- Dahab : repaire des freestyleurs, authenticité garantie, lumière exceptionnelle sur le lagon à chaque session.
- Marsa Alam : pour ceux qui cherchent l’isolement, la nature brute et l’exclusivité sur l’eau.
Tout le long de la côte, la mer Rouge offre ce que peu de destinations peuvent promettre : des lagons turquoise à perte de vue, un vent fidèle et une telle variété de spots de kitesurf que chaque rider, du débutant au confirmé, y trouve son compte. Penser à la période idéale pour le kitesurf en Égypte s’impose : d’avril à octobre, plus de 70 % des journées sont ventées, une statistique qui n’a rien d’anodin pour qui cherche le spot parfait.
Dahab face aux autres spots : lequel choisir selon votre niveau, vos envies et votre budget ?
La place à part de Dahab dans l’univers du kitesurf en Égypte saute aux yeux. Le Blue Lagoon y façonne un terrain d’expression épuré, presque brut. Ici, les amateurs de freestyle croisent ceux qui veulent enchaîner les heures sur l’eau sans jamais voir la foule. Lumière franche, vent fidèle, sensation d’espace total : Dahab distille une expérience minimaliste, tournée vers l’authenticité. Les écoles de kitesurf Dahab misent sur la proximité, avec des moniteurs issus du cru, souvent passionnés et accessibles.
Pour ceux qui mettent le cap sur le kitesurf pour la première fois, El Gouna ou Soma Bay s’imposent sans hésiter : eau plate, lagoon sécurisé, cours de kitesurf en français ou en anglais, infrastructures modernes à portée de main. Les adeptes du confort optent pour un resort ou un Lagoon Club Resort, profitant de la location de matériel sur place, de la piscine ou du restaurant entre deux sessions. À Dahab, c’est une toute autre ambiance qui prévaut : guesthouses conviviales, kite camp à taille humaine, soirées simples face au désert, atmosphère plus dépouillée mais intensément chaleureuse.
Côté budget, Dahab, Égypte, destination affiche des prix doux, surtout pour ceux qui souhaitent prolonger leur séjour kitesurf. Les transferts depuis Sharm el Sheikh se font sans difficulté, notamment grâce à Pegasus Airlines. Les esprits curieux profitent du séjour pour explorer le Blue Hole ou gravir la route du Monastère Sainte-Catherine. Et sur l’eau, la liberté est totale : du lever au coucher du soleil, la navigation s’étire dans un décor qui laisse des souvenirs tenaces.
Finalement, choisir entre Dahab et les autres spots égyptiens, c’est arbitrer entre confort balisé et aventure délibérée. À chacun sa façon de tracer sa route sur le lagon, mais une chose est certaine, sur ces rivages, le vent ne fait pas de promesses en l’air.


