L’Italie a manqué plusieurs Coupes du monde consécutives. La Squadra Azzurra repart avec un groupe profondément remanié pour la Ligue des Nations 2026. On retrouve des cadres encore en activité, des joueurs en pleine explosion et une poignée de très jeunes profils dont la présence dans la liste dit beaucoup sur la direction prise par le staff.
Binationaux et joueurs formés à l’étranger : la piste méconnue de l’équipe d’Italie
La FIGC travaille depuis plusieurs mois à identifier des joueurs binationaux ou formés hors d’Italie, éligibles au maillot azzurro. Ce repérage passe souvent inaperçu, mais il change la donne pour le sélectionneur.
Des noms comme Romano, Tresoldi ou Palma ont fait l’objet de démarches administratives auprès de la FIFA pour valider leur changement de fédération. En septembre 2026, les dossiers Tresoldi et Palma étaient encore en cours de traitement.
Le constat est simple : les sélections sud-américaines et africaines captent très tôt leurs binationaux. L’Italie accuse un retard structurel sur ce terrain. En activant ces filières, la fédération élargit mécaniquement le réservoir de joueurs à disposition.

Le onze type pressenti par Mancini : cadres et jeunes mélangés
Selon La Gazzetta dello Sport, Mancini s’oriente vers un 4-3-3 avec Esposito en pointe et Kean sur un côté. Le dispositif repose sur des attaquants capables de presser haut, associés à un entrejeu plus expérimenté.
Frattesi est attendu comme titulaire au milieu. Sa capacité à se projeter dans la surface lui donne un profil rare dans le football italien actuel.
Derrière, le poste de latéral gauche oppose Calafiori à Dimarco. Dimarco apporte l’expérience de la Serie A et de l’Inter Milan. Calafiori incarne un défenseur moderne, à l’aise balle au pied, dont la progression est régulière.
Un axe défensif encore en construction
C’est probablement le secteur où les retours varient le plus. On ne sait pas encore qui tiendra la charnière centrale sur la durée. Des profils comme Djibril Diallo (Parme), arrivé en Italie à quatre ans et remarqué pour sa maturité, poussent fort depuis les sélections de jeunes.
Au poste de gardien, rien n’est figé non plus. Mancini a testé plusieurs options lors des matchs amicaux et des premières journées de Ligue des Nations, sans fixer de hiérarchie définitive.
Pépites offensives de la Nazionale : qui surveiller en 2026
Le secteur offensif concentre les espoirs les plus visibles. Plusieurs jeunes ont déjà débuté avec la sélection ou sont pressentis pour s’y installer durablement.
- Luca Koleosho : ailier rapide, présent dans la première liste post-Gattuso. Sa capacité à éliminer en un-contre-un et sa vitesse en font un atout direct sur le côté.
- Mattia Liberali : formé au Milan, transféré à Côme sous la direction de Cesc Fàbregas, il a montré des qualités de création en Serie B avec Catanzaro. Son profil de meneur de jeu technique manquait à la sélection.
- Pio Esposito : attaquant central positionné en pointe dans le 4-3-3 envisagé par Mancini. Sa présence dans l’axe offre une référence physique que l’Italie n’avait plus depuis un moment.
- Alessio Cacciamani (Torino) : utilisé sur l’aile, il apporte de la profondeur et un jeu direct qui tranche avec les profils plus combinards habituels de la sélection.

Ligue des Nations 2026 : le vrai laboratoire de la Squadra Azzurra
On parle souvent de la Coupe du monde 2030 comme objectif lointain. En réalité, la Ligue des Nations 2026 sert de banc d’essai grandeur nature. C’est là que Mancini teste ses combinaisons, installe une hiérarchie et tranche entre les options.
Avec une moyenne d’âge très basse dans le onze de départ lors des récents matchs amicaux, l’Italie a montré qu’elle pouvait aligner un groupe compétitif malgré le renouvellement massif. Ce type de test en conditions réelles pèse plus lourd qu’un simple rassemblement.
Le renouvellement engagé par le staff est structurel, pas cosmétique. La place accordée aux jeunes joueurs dans les convocations récentes le confirme match après match.
Équipe de foot italien 2026 : un groupe en transition assumée
La sélection ne cherche plus à replâtrer. Les cadres restants (Frattesi, Dimarco, Kean) cohabitent avec des joueurs qui n’avaient jamais porté le maillot azzurro il y a encore quelques mois.
- Le milieu de terrain mise sur des profils hybrides, capables de défendre et de se projeter.
- La défense intègre des binationaux repérés tardivement mais validés par la FIFA.
- L’attaque repose sur des joueurs formés en club italien ou revenus de l’étranger, avec un profil physique plus marqué que la génération précédente.
Le vivier de jeunes talents existe, et les catégories de jeunes le confirment régulièrement. Le défi n’est plus de trouver des talents mais de les intégrer sans brûler les étapes. La Ligue des Nations donnera une première réponse concrète d’ici la fin de l’année.

