1 320 euros. Cette somme, c’est le nouveau prix du forfait saison adulte aux Menuires en 2026, soit 7 % de plus qu’en 2025. En face, une semaine de glisse s’affiche à 364 euros, chaque journée coûtant 52 euros. Les chiffres sont posés. Mais derrière, une question persiste : à partir de combien de jours sur les pistes ce forfait devient-il un bon calcul ?
En réalité, la rentabilité du forfait saison n’a rien d’automatique. Il faudrait se contenter de diviser le tarif global par le prix journalier pour obtenir un seuil. Mais la vie sur les skis ne se résume pas à une opération mathématique. Il faut aussi compter les dépenses annexes, souvent oubliées quand vient le moment de sortir la carte bancaire : hébergement, transport, repas, sans parler de l’entretien ou de la location du matériel. D’autres offres rajoutent des couches : accès à des domaines voisins, réductions pour les proches. Difficile alors d’y voir clair quand on veut comparer avec les forfaits plus classiques, valables à la journée ou à la semaine.
Forfait saison Les Menuires 2026 : à partir de combien de jours devient-il intéressant ?
Le calcul paraît limpide, la réalité, elle, déborde de nuances. Avec un forfait saison affiché à 1 320 euros pour 2026, le seuil théorique tourne autour de 26 journées de ski si l’on se fie au tarif adulte de 52 euros la journée. Mais ce chiffre ne dit pas tout. Impossible de zapper la question des vacances scolaires, les pics de fréquentation, ou les caprices de la météo, qui peuvent parfois transformer un séjour en parenthèse forcée. Dans les Alpes du Nord, rien n’est jamais tout à fait acquis.
Aux Menuires, vaste domaine relié aux 3 Vallées, le forfait saison intéresse d’abord ceux qui cumulent les séjours, qui passent d’un week-end à l’autre entre Val Thorens et Saint-Martin. Locaux, saisonniers, passionnés de la première heure : ce sont eux qui, année après année, tirent le meilleur parti de cette formule en multipliant les virées hors vacances scolaires. Pour une famille, la donne change : il faut composer avec les tarifs enfants, les réductions pour les seniors, et parfois la possibilité d’aller voir ailleurs dans d’autres stations françaises.
Autre point souvent négligé : le profil du skieur. L’usure des skis, les frais de déplacement, la location éventuelle du matériel : tout pèse dans la balance. Certains voudront élargir leur terrain de jeu avec un forfait « vallées », histoire d’aller explorer Courchevel ou Méribel, mais la facture grimpe. Dès que le cap des 26 jours est franchi, chaque descente ne coûte plus rien de plus. C’est là, pour ceux qui reviennent encore et encore, que le forfait saison dévoile toute sa logique.
Comparatif, budget global et astuces pour choisir l’option la plus adaptée à votre pratique du ski
Le budget d’un séjour ski ne se limite jamais au prix du forfait saison. Il faut regarder l’ensemble : où dormir, comment s’équiper, où se restaurer, combien coûte le trajet jusqu’à la montagne. Pour un adulte qui skie plus de trois semaines dans l’année, surtout en dehors des périodes les plus chargées, le forfait saison commence à prendre tout son sens.
Si l’on compare avec des forfaits à la semaine ou à la journée, d’autres calculs s’imposent. Pour une famille, les dépenses montent vite avec les enfants et le matériel à louer. Certaines stations labellisées famille dégainent des remises groupées, ou même des offres « enfant gratuit » selon la période. S’y prendre suffisamment tôt est souvent payant : les tarifs « early booking » ou les réductions en ligne permettent d’économiser une belle somme sur le coût total.
Voici comment distinguer les profils types et les options qui leur correspondent le mieux :
- Skieur régulier : le forfait saison devient rentable dès le 25e jour sur les pistes.
- Famille : mieux vaut comparer avec les packs semaine et les offres enfants, parfois bien plus avantageux sur la saison.
- Débutant ou skieur loisir : privilégier la formule à la journée pour garder toute la liberté de moduler selon l’envie, la météo ou le niveau.
Le choix final ne dépend pas seulement des chiffres. L’enneigement, la météo, la diversité des domaines skiables, le niveau de chaque membre du groupe : tout cela influe sur la meilleure option. La station, la couleur des pistes, la proximité d’autres stations pèsent aussi dans la décision. Ce qui fonctionne pour un habitué n’aura pas le même sens pour un skieur occasionnel ou une famille. À chacun de trouver son propre équilibre entre fréquence, plaisir et budget. Finalement, le bon forfait, c’est celui qui accompagne le rythme et les envies de la saison, sans jamais brider la liberté de s’élancer sur la neige.


